Guide voyage polynesie

Guide voyage Polynésie

Que l’on soit un grand aventurier ou un simple adepte du farniente, il y a des destinations qui font rêver plus que n’importe quelle autre. La Polynésie est l’une d’elles. De Tahiti aux Marquises, en passant par Bora Bora, tout dans ces noms évoque l'évasion sur des plages magnifiques, entre cocotiers et vahinés, sous un soleil écrasant. Une vision envoûtante, quoi que caricaturale, car la Polynésie offre bien plus que ces quelques clichés : un mode de vie, une culture ancestrale, mais surtout des habitants d’une courtoisie et d’une bienveillance rare.

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Fiche pays
Climat

C’est de juin à septembre, en plein coeur de la saison sèche (débutant en mai et se terminant en octobre) que les touristes se bousculent dans les différents archipels polynésiens. Avec une température oscillant entre 25 et 32 °C au soleil, et une eau de mer affichant 26 °C, il n’est pas bien difficile de comprendre pourquoi un tel afflux. Pour autant, avec son climat tropical, la Polynésie se visite à toute période de l’année. Cependant, un voyage en saison humide, entre novembre et avril, peut voir des précipitations (ou quelques cyclones) gâter quelque peu un séjour.

Pays

Voilà un territoire d’outre-mer pour le moins atypique. Avec ses quelques 118 îles principales, auxquelles il faut ajouter plusieurs milliers d’îlots, répartis dans 5 archipels, la Polynésie occupe assurément une place particulière. Regroupant 245 000 habitants, majoritairement protestants, sur 4 167 km2 de superficie, le TOM est administré par une assemblée territoriale conduite par Oscar Temaru, depuis Papeete. Bien que le Français soit la langue officielle, le Polynésien (comportant de nombreuses variantes) est encore fréquemment parlé.

L'artisanat

L’artisanat de souvenirs occupe une place prépondérante dans l’économie de la Polynésie. De fait, toutes sortes d’objets tressés avec des feuilles de cocotier, composés de coquillages ou sculptés dans le bois, dont le célèbre Tiki, constituent autant de petits cadeaux très prisés. Cependant, le « joyaux » de la Polynésie demeure la perle noire, spécialité locale très appréciée notamment par les femmes. Le rapport qualité/prix est imbattable, avec un vaste choix de tarifs, et il est même possible de faire monter des perles brutes à sa guise. La Polynésie c’est aussi l’opportunité de découvrir des fonds marins exceptionnels. Baptêmes de plongée et autres sorties pour spécialistes sont légion. En fait, ce sont toutes sortes d’activités nautiques, de la plus sportive à la plus luxueuse, qui s’offrent aux voyageurs : planche à voile, croisière en paquebot ou traversée en goélettes. Autant de petits plaisirs à ne pas bouder.

Informations pratiques
  • Passeport et visa

    Même si la carte d’identité pourrait suffire pour débarquer sur ce territoire d’outre-mer battant pavillon français, la durée du voyage (nécessitant généralement une escale en pays étranger) ne peut qu’encourager à se munir d’un passeport, plus que nécessaire en cas de transit du côté des Etats-Unis notamment. Celui- ci doit comme toujours afficher 6 mois de validité avant retour.

  • Formalités douanières

    A l’heure où nous écrivons ces lignes, la législation polynésienne ne diffère pas de celle en vigueur du côté de la métropole. A savoir, 200 cigarettes, 100 cigarillos, 59 cigares ou 250 g de tabac à fumer et pas plus de 2 l d'alcool en soute. Interdiction formelle en revanche d’introduire de quelconques végétaux ou animaux dans les îles. Il faut également savoir que les perles de cultures sont soumises à des formalités spécifiques. Les agents de douane peuvent être amenés à s’intéresser à la quantité des perles ou autres bijoux en votre possession. Conserver précieusement et présenter toute facture en cas de contrôle. Pour de plus amples informations, consultez http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs .

  • Boucler sa valise

    Outre les indispensables de vacances au soleil (lunettes, crème solaire et autres couvre-chefs notamment), une petite laine est toujours appréciable, même en été. La tombée de la nuit apporte effectivement son lot de fraîcheur. Des sandales sont utiles lorsque l'on pose le pied sur un récif ou que l'on s’aventure sur des plages sauvages où quelques rochers coupants se partagent la place avec le sable.

  • Santé

    Paracétamol et vitamine C suffisent à venir à bout de la dengue, forme tropicale de la grippe et unique maladie locale susceptible d’affecter le voyageur. Par ailleurs, on ne saurait que trop conseiller d’être à jour dans le rappel des vaccins usuels. Seuls désagréments à l’horizon, des piqures - anodines - d’insectes et, éventuellement, des coupures de corail. Antiseptiques et cicatrisants feront dans ce cas l’affaire. Pour plus de précisions, se renseigner sur http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs .

  • Electricité

    La « prise euro », c’est le terme, avec sortie en 220 volts, est la plus répandue. Un adaptateur n’est donc pas indispensable. Toutefois, en cas de séjour sur des atolls isolés, se renseigner avant le départ est une sage précaution.

  • Devises

    La monnaie locale est le franc Pacifique. Les banques ne prennent aucune commission sur les opérations de change pour peu que le voyageur présente au guichet des billets en euros, ce qui n'est pas le cas des chèques de voyage soumis à des frais, même si ceux-ci sont libellés en euros. A l'heure où nous rédigeons ces lignes, 1 € vaut environ 119,33 francs Pacifique. Pensez tout de même à vérifier le taux de change avant le départ sur : https://fr.finance.yahoo.com/devises/convertisseur/ .

  • Carte bancaire

    Tourisme oblige, les cartes bancaires habituelles sont les bienvenues dans toutes les villes principales des différents archipels. Même constat dans la plupart des hôtels et restaurants rencontrés. Toutefois, mieux vaut prendre ses précautions et passer par un distributeur automatique avant de se rendre sur un quelconque atoll lointain ou de partir en excursion dans une zone reculée.

  • Dollar americain

    Il n'y a aucun intérêt spécifique à avoir quelques dollars en poche en Polynésie française. Il vous en coûtera même une commission au moment de réaliser une opération de change en francs Pacifiques. A éviter donc.

Calendrier

Du fait de son rattachement à la France, la Polynésie vit globalement au même rythme que la métropole en matière de jours fériés et autres célébrations patriotiques. Ce qui n’exclut toutefois pas quelques temps forts spécifiques. Le « Heiva I Tahiti » est l’un d’eux. Pendant près de 2 mois à partir de juillet, Tahiti et ses îles organisent de grandes festivités où spectacles de danse et compétitions sportives traditionnelles se succèdent. Chaque archipel compte en fait son lot de célébrations qui sont autant d’occasions de célébrer une culture ancestrale et de perpétuer la tradition.

Lexique des expressions courantes

Il y a autant de patois polynésiens qu’il y a d’archipels. Une langue difficile qui, ne partage aucune racine commune avec le Français. Cependant, le Français est parfaitement compris et parlé. Pour ceux qui voudraient s’y essayer, il faut savoir que les r se roulent, que les h s’aspirent et surtout que les occlusions, matérialisées par des apostrophes, sonnent comme des « h » aspirés ou des « k » selon les îles.


Un : ho’e, tahi.

Deux : e piti.

Trois : e toru.

Bonjour : ‘ia ora na, nana.

Bienvenue : maeva.

Merci beaucoup : mauruuru roa.

Comment ça va ? : e aha te huru ?

A bientôt : araua’e.

Pas de problème : haere mai.

Au revoir : parahi, nana.

Bon appétit : tama’a maita’i

Oui : ‘e, ‘oia.

Non : ‘aita.

Quand ? : afea ?

Combien ? : ehia ?

Hôtel : hotera.

Restaurant : fare tam’aara’a.

Plage : tahatai.

Soleil : mahana.

Ile : motu.

Notre Conseil

Ne pas se méprendre sur l’usage assez systématique du tutoiement par les locaux. Cette pratique doit bien plus à la langue polynésienne elle-même qu’à un quelconque manque de respect. Cette apparente légèreté n’a rien à voir avec une familiarité mal placée. Nulle raison donc se formaliser. De même, l’exotisme des lieux ne suffit pas à s’affranchir des règles habituelles de bonnes moeurs et de respect. Plus encore quand on sait l’importance accordée par les Polynésiens à la religion.

Top 10 des incontournables
  • Papeete (Carte : B3)

    Avec ses 30 000 habitants, Papeete, capitale politique de la Polynésie, n’a a priori rien de la carte postale idyllique que l’on se fait habituellement de l’île de Tahiti. Pour autant, la ville ne manque pas de charme et mérite que l’on s’égare quelques temps dans ses rues pour percer son âme. C’est au coeur de Papeete que l’on retrouve les principaux sites touristiques : cathédrale, maison de la reine Marau, jardins de Paofai, mais aussi un marché haut en couleur. Une parfaite introduction à un séjour.

  • Raiatea (Carte : A3)

    Cette île de l’archipel de la Société occupe une place toute particulière dans la mythologie polynésienne. Elle est l’île sacrée, celle qui aurait vu naître puis prospérer la civilisation maohi. D’ailleurs, de nombreuses ruines de lieux de cultes jalonnent Raiatea. La plus importante est le marae de Taputapuatea. Par ailleurs, de belles randonnées sont possibles vers les Trois Cascades ou jusqu’au sommet du modeste mont Tapioi, que l’on gravira peu avant le coucher du soleil. La plage oui, mais pas seulement…

  • Moorea (Carte : B3)

    Certains ne verront peut-être de Moorea que les fonds marins et on ne les en blâmera pas, tant ceux-ci regorgent de splendeurs. Il serait toutefois dommage de ne pas sortir la tête de l’eau pour jeter un regard (et plus encore) vers cette île emblématique. Avec ses volcans acérés s’élevant vers le ciel et son lagon paradisiaque, c’est l’une des destinations privilégiées par beaucoup de visiteurs. Et pour cause, ce cadre de villégiature est tout simplement idyllique, grâce à un environnement qui a su être préservé de l’appétit des promoteurs.

  • Tahaa (Carte : A3)

    Voisine de lagon de Raiatea, Tahaa coule des jours paisibles dans un décor des plus authentiques. La nature est restée la maîtresse de ces lieux qui, outre quelques baignades et de belles plongées, méritent qu’on arpente ses sentiers sauvages offrant quelques points de vue resplendissants sur le lagon et les îles environnantes. C'est aussi l’occasion de rencontrer quelques-uns des 5 220 habitants peuplant cette île, longtemps épargnée par la colonisation. Un grand nombre de ruines témoignent d’ailleurs de ce passé.

  • Site archéologique de Taaoa (Carte : D1)

    Situé sur les îles Marquises, il s’agit là du plus vaste site archéologique de toute la Polynésie. Tout juste un dixième de l’ensemble aurait été restauré pour le moment. Mieux vaut se documenter initialement sur ce qu’est un pae pae (fondation en pierre volcanique d’un édifice) ou un tohua (site sacré) pour appréhender au mieux ces lieux émouvants, mais un guide apportera toutes les explications nécessaires. A noter que la balade de 7 kilomètres depuis Atuona permet de jouir de panoramas magnifiques.

  • Huahine (Carte : B3)

    Celle que les Espagnols avaient surnommé « La Belle » (Hermosa) est restée l’une des îles les plus méconnues. Les 6 000 âmes qui la peuplent ne s’en plaignent pas vraiment, occupées qu’elles sont à cultiver vanille, melon et pastèque, ou encore à pêcher. Quant aux rares étrangers qui la fréquentent, ils sont trop heureux de pouvoir s’initier à la culture locale dans un cadre privilégié, où le temps qui passe ne semble guère avoir d’importance. Un havre de paix destiné aux introspectifs plus qu’aux fêtards.

  • Les Tuamotu et Rangiroa (Carte : B2)

    Voici un archipel de 20 000 km2 (pour 75 îles) aussi vaste que l’Europe ! Avec ses atolls affleurant à peine la surface de l’eau, ses cocotiers et ses plages de sable fin, les Tuamotu ont marqué l’imaginaire collectif. Rangiroa n’est pas pour rien dans cette renommée. Ainsi, son lagon de 77 km de long et 26 km de large et ses eaux turquoise lui ont valu le nom polynésien de « ciel immense ». Les touristes ne s’y trompent pas et se pressent sur cet atoll qui a su conserver une grande part de son authenticité !

  • Tikehau (Carte : B2)

    Difficile de ne pas succomber aux charmes du lagon de Tikehau, sorte d’immense piscine naturelle de 26 km2, dont les eaux turquoises viennent s’échouer sur un rivage couvert d’un sable rose unique en son genre. Quelques cocotiers délivrent une fraîcheur bienvenue aux chaudes heures de l’été. De plus, la concentration de poissons dans le lagon a quelque chose d’exceptionnel. Nul besoin d’enfiler combinaison et bouteilles, un simple masque suffit pour s’immerger dans cet aquarium à nul autre pareil.

  • Iles Marquises (Carte : D1)

    Jacques Brel, qui y demeure pour l’éternité, les a chantées avec une poésie qui reflète bien la magnificence des lieux. Voilà un éden sauvage, avec ses falaises abruptes et sa végétation dense et luxuriante, qui regorge de beautés naturelles. Loin de tout, les Marquisiens, qui sont à peine plus de 8 000, défendent farouchement leur culture et leurs traditions, qu’un certain Paul Gauguin, qui côtoie maintenant le « Grand Jacques », avait si bien su mettre en lumière. Les îles Marquises ne laissent assurément personne indifférent.

  • Motu Piti Aau (Carte : A3)

    Faisant face à la perle du Pacifique qu’est Bora Bora, le motu de Piti Aau prévaut par la splendeur de ses plages qui s’étirent le long de sa grande baie. Sable fin, cocotiers, mer turquoise, difficile de faire carte postale plus paradisiaque. Au loin, la silhouette élancée du mont Otemanu vient ajouter au subtil mélange de beauté et de grandeur qui caractérise le site. On comprend aisément pourquoi les Polynésiens ont initialement nommé cet endroit Mai te pora, autrement dit « créé par les dieux » !

Points d'interêts touristique
  • Papeete (B3)
  • Raiatea (A3)
  • Moorea (B3)
  • Tahaa (A3)
  • Site archéologique de Taaoa (D1)
  • Huahine (B3)
  • Les Tuamotu et Rangiroa (B2)
  • Tikehau (B2)
  • Iles Marquises (D1)
  • Motu Pitit Aau (A3)
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